Le débit que vous pouvez espérer dépend d'abord de la technologie qui relie votre logement au réseau. Aucune optimisation interne ne fera dépasser à une ligne ADSL longue les quelques mégabits par seconde qu'elle peut physiquement transporter. Ce comparatif résume ce que chaque accès permet réellement.
| Technologie | Descendant courant | Montant courant | Latence typique |
|---|---|---|---|
| ADSL | 1 à 20 Mb/s | 0,5 à 1 Mb/s | 30 à 60 ms |
| VDSL2 | 15 à 100 Mb/s | 3 à 20 Mb/s | 15 à 40 ms |
| Câble coaxial | 100 Mb/s à 1 Gb/s | 10 à 50 Mb/s | 15 à 40 ms |
| Fibre jusqu'au logement | 300 Mb/s à 8 Gb/s | 300 Mb/s à 1 Gb/s | 2 à 15 ms |
| 4G fixe | 10 à 100 Mb/s | 5 à 30 Mb/s | 30 à 70 ms |
| 5G fixe | 100 à 700 Mb/s | 20 à 100 Mb/s | 15 à 40 ms |
| Satellite géostationnaire | 20 à 100 Mb/s | 3 à 10 Mb/s | 500 à 700 ms |
| Satellite en orbite basse | 50 à 250 Mb/s | 10 à 30 Mb/s | 25 à 60 ms |
Ces valeurs sont des ordres de grandeur observés en usage réel, et non des maximums théoriques. Elles varient fortement selon l'opérateur, l'offre et surtout l'emplacement.
L'ADSL réutilise la ligne téléphonique en cuivre. Son débit s'effondre avec la longueur de la ligne entre le logement et le répartiteur de l'opérateur. À moins d'un kilomètre, une ligne saine peut approcher 20 Mb/s. À quatre ou cinq kilomètres, elle tombe à 2 ou 3 Mb/s, parfois moins. La qualité des raccordements et l'humidité dans les fourreaux jouent également.
Le VDSL2 exploite la même paire de cuivre sur une plage de fréquences plus large. Il n'apporte un gain net que sur les lignes courtes, typiquement en dessous d'un kilomètre, où il peut atteindre 50 à 100 Mb/s en descendant. Au delà, ses performances rejoignent celles de l'ADSL. On ne peut donc pas savoir à l'avance ce qu'une ligne donnera sans consulter les données d'éligibilité de son adresse.
Le point faible commun à ces deux technologies reste le débit montant, très limité. C'est ce qui rend le télétravail en visioconférence inconfortable sur une ligne cuivre, même quand le descendant paraît suffisant.
Les réseaux câblés, souvent désignés par le sigle FTTLA, amènent la fibre jusqu'à un point du quartier puis terminent le trajet en câble coaxial. Le descendant est confortable et peut atteindre le gigabit. Le montant reste en revanche nettement plus faible, et la capacité est partagée entre les logements raccordés au même segment : le débit peut donc baisser aux heures de forte affluence dans l'immeuble ou la rue.
La fibre optique jusqu'au logement, ou FTTH, amène le signal lumineux directement dans l'habitation. C'est aujourd'hui la seule technologie qui combine un très haut débit, un débit montant élevé et une latence minimale, sans dégradation liée à la distance. C'est aussi la seule à proposer couramment des offres symétriques, où le montant égale le descendant.
Attention à deux points. Le débit annoncé est un maximum partagé sur l'arborescence optique, et il est très rarement atteint en Wi-Fi : au delà de 500 Mb/s, seul un branchement en Ethernet permet de le constater. Par ailleurs, entre une offre 300 Mb/s et une offre 1 Gb/s, la différence est imperceptible pour la navigation, le streaming et la visioconférence. Elle ne se voit que sur des transferts de fichiers volumineux.
Les offres d'accès fixe par le réseau mobile utilisent un boîtier qui capte la 4G ou la 5G et redistribue la connexion en Wi-Fi. C'est une bonne solution d'attente dans les zones où le cuivre est mauvais et la fibre absente, et une solution de secours utile en cas de coupure.
Leurs performances dépendent entièrement de trois facteurs : la distance à l'antenne, le nombre d'utilisateurs connectés à cette antenne au même moment, et la bande de fréquences utilisée. Le résultat est donc beaucoup plus variable qu'une connexion filaire, avec des écarts de un à cinq entre le matin et la soirée. Le placement du boîtier près d'une fenêtre orientée vers l'antenne change souvent tout.
Deux familles très différentes coexistent. Les satellites géostationnaires, situés à environ 36 000 kilomètres, imposent une latence incompressible de l'ordre d'une demi seconde : le débit peut être correct, mais la navigation reste poussive et le jeu en ligne impossible. Les constellations en orbite basse, situées entre 500 et 1 200 kilomètres, ramènent la latence dans une plage comparable à celle du VDSL2, ce qui rend l'usage courant tout à fait confortable.
Dans les deux cas, la météo, les obstacles et l'orientation de l'antenne influent fortement sur la stabilité. Le satellite reste une réponse aux zones que ni le cuivre, ni la fibre, ni le mobile ne desservent correctement.
Les débits commerciaux affichés sont des maximums nationaux. Pour connaître ce qui est réellement disponible chez vous, l'Arcep met à disposition l'outil public maconnexioninternet.arcep.fr, qui indique adresse par adresse les technologies déployées et les débits estimés, opérateur par opérateur. C'est la source la plus neutre avant de comparer des offres.
Si la fibre est disponible à votre adresse, la question ne se pose généralement pas : c'est le meilleur compromis sur tous les critères. Sans fibre, regardez d'abord votre débit montant nécessaire. Pour du télétravail en visioconférence, le VDSL2 sur ligne courte ou la 5G fixe seront préférables à un ADSL même récent. Pour un usage de consultation et de streaming, une ligne ADSL correcte suffit encore largement, puisqu'une vidéo en haute définition demande moins de 8 Mb/s.
Dans tous les cas, mesurez avant et après un changement d'offre. Notre test de vitesse de connexion vous donne un point de comparaison en quelques secondes, et la page bien interpréter un test de débit explique comment lire le résultat sans se tromper.